Le paradoxe de Hans Rosling

OK mon titre n’est pas sexy et la vidéo est en anglais (mais les sous-titres sont disponibles) mais elle mérite tout de même qu’on regarde les 10mins que dure la présentation.

Hans Rosling, le fondateur du chronophage site Gapminder, propose une approche paradoxale pour sauver le monde de la surpopulation qui le guette.
L’orateur est brillant et la démonstration est simple. Personnellement j’aime son approche anti Malthusienne, comme quoi la croissance du monde n’est pas un problème, et qu’elle est gérable.
Je vous laisse juger de sa pertinence.

Bonne année !!!

En 2011 comme en 2010, je commence l’année pleine de bonne résolutions, une liste bien longue qu’il va me falloir trier pour n’en garder que 5 qui seront les défis majeurs de 2011.
Dans celles que je ne garderai pas car elles sont des constantes, il y a celle de poster ici plus souvent ! Mais j’espère que dans les vôtres, il y a celle de ne pas m’en tenir rigueur !

En revanche pour commencer 2011 je ne résiste pas au plaisir de vous citer cette phrase, découverte sur une carte de vœux, et qui va devenir ma philosophie de l’année.

“La perfection est atteinte non pas lorsqu’il n’y a plus rien à ajouter, mais lorsqu’il n’y a plus rien à retirer” – Antoine de Saint Exupery

Bonne année 2011 à tous ! Qu’elle vous soit douce et durable.

Go GreenGo

Go GreenGo est un “nouveau” jeu sérieux (serious game dans le texte) sur Facebook qui transforme des petits défis en éco-gestes quotidiens (ou l’inverse). Il existe depuis cet été mais je n’en ai appris l’existence qu’hier et me suis empressée de tester le jeu.

Le principe: on choisit dans une liste de défis ceux qu’on s’engage à faire, et une fois les défis réalisés on gagne des points permettant de grimper dans la hiérarchie des éco-gestes.
En ecobo ambitieuse et en éco-gestueuse convaincue j’ai tout de suite souscrit le maximum de défis peu engageants, puisque faisant partie de mes habitudes. Histoire de voir ce que cela peut donner.

Une fois le laps de temps nécessaire à la réalisation du défi on reçoit un mail dans sa boite demandant de valider que le défi a été ou non mené à bien. Les amis sont ensuite invités à voter pour valider que le défi a été mené à bien. Je ne sens pour le moment pas l’émulation monter, mais ne suis encore qu’au statut de “petite graine”.
Le coté ludique doit probablement venir des défis que se lancent entre eux des amis. Sauf que des amis dans le jeu j’en ai peu. Alors si vous rejoignez la communauté faites-moi signe !!!

L’impact, comme tous les éco-gestes, est peu parlant, car depuis aout le jeu revendique des économies de l’ordre de 200 journées sans viande, le débrancheage de 100 multiprises, des économies de 500 gobelets en plastiques et aussi d’eau avec 50 fuites réparées et 150 bains remplacés par des douches… tout ceci pour un millier de joueurs actifs.

Un autre bémol au jeu, il n’existe pas encore d’application iPhone. Mais comment vais-je faire pendant ma semaine en montagne ???

Mon engagement dans le mécénat de compétences

Quand j’ai commencé mon écoboulot il y a déjà plus d’un an de ça, j’ignorais tout du mécénat de compétences, jusqu’à ce que la société s’engage dans une démarche bénévole à laquelle j’ai choisit d’adhérer. Le mécénat de compétence consiste pour l’entreprise à détacher ses salariés sur leur temps de travail et les mettre au service d’une cause.

L’association dans laquelle je suis engagée s’appelle SNC pour Solidarités Nouvelles face au Chômage. Elle a pour but de lutter contre le chômage et l’exclusion et fonctionne par l’accompagnement des chômeurs dans leur recherche d’emploi. Un binome de bénévole accompagne un chomeur dans sa recherche d’emploi. Le but n’étant pas de chercher pour eux mais les conseiller, les coacher, les écouter face à leurs difficultés, parce que souvent derrière la problématique du chômage se cachent souvent des problématiques plus complexes et sensibles à appréhender qui flirtent parfois avec l’exclusion.

Pourquoi ai-je choisi de n’en parler que maintenant? Tout simplement parce que mon premier accompagnement touche, je l’espère, à sa fin. Après presqu’un an à accompagner M nous avons eu la satisfaction de l’aider à se remettre sur les rails. Bien sur tout cela n’a pas été facile et ne s’est pas fait du jour au lendemain.
Il a fallu apprendre à écouter, à accepter que l’autre ne dise pas tout, à entendre sans juger, à motiver dans les phases de doute, à toujours y croire, pour lui, pour ne pas laisser une faille s’ouvrir, à se résigner aussi parfois.
Après 10 mois M vient de reprendre une formation pour laquelle il a trouvé un financement par lui-même, il s’est reconstruit un projet professionnel à 180° de ce qu’il avait jusqu’alors envisagé, il voit désormais son avenir à plusieurs années et surtout il a retrouvé une motivation et une attitude positive. J’espère simplement qu’il va tenir bon dans cette nouvelle voie, car bien souvent l’équilibre est long à retrouver et reste précaire un bon moment.
J’ai personnellement beaucoup appris au contact de M. et grâce aux formations dispensées par SNC c’est pourquoi début 2011, si M. ne manifeste plus le besoin de nous voir, je pense que mon binôme et moi reprendrons contact avec un nouvel accompagné. Pour recommencer l’expérience.

Si je parle de SNC aujourd’hui c’est parce que l’association a toujours besoin de bénévoles accompagnants, elle a aussi besoin de financement, parce qu’elle est 100% autonome et ne reçoit aucune subvention, et aussi et surtout parce que le chômage est loin d’être endigué dans notre société.
Si de votre coté vous connaissez quelqu’un en difficulté, n’hésitez pas à lui indiquer l’existence de l’association.

“Le chômage est peut-être une statistique. Le chômeur n’est pas un numéro”

En décembre qu’est ce qu’on mange ?

A part de la dinde, des marrons, de la bûche et du chocolat ?

On reste dans la continuité de novembre avec les potirons, mais on ajoute de la vitamine C avec les clémentines…

Fruits : châtaigne, clémentine, datte, kiwi, mandarine, noix, orange, pamplemousse, poire, pomme
Légumes : betterave, cardon, carotte, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron…), endive, igname, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), salsifis, topinambour
Salades : mâche, salade chicorée
Champignons : champignons
Aromates : échalote, oignon

Une bonne soupe aux champignons, une salade d’endives aux noix et roquefort, une tarte poire-bleu, ne me dites pas que ça ne vous met pas l’eau à la bouche ?

Interview Ecobo – Sophie !

Il y avait longtemps que je n’avais pas posté d’interview Ecobo. Aujourd’hui la parole est à Sophie, ancienne collègue, très écobo et même plus ! Elle est notamment à l’origine de la création d’une AMAP à Boulogne Billancourt et réfléchit au quotidien pour minimiser son impact. Respect !

D’abord peux-tu te présenter ? Histoire que l’on sache qui parle..
Sophie, 35 ans – mais je ne les fais pas ;-) – j’ai grandi principalement en Bretagne et dans la région Lyonnaise. J’ai passé ma vie professionnelle à l’étranger pour finalement revenir en France il y a un an. Histoire de cœur !

Depuis quand es-tu écobo ?
J’ai toujours été fascinée par la nature, et puis je me suis intéressée à sa préservation, pour passer ensuite à l’aspect local des choses et de la société. Je suis donc tombée dans l’ecobo pour de bon il y a 2 ans.

Est ce que ta conversion est due à un déclic ? Un ras le bol ? par effet de mode ? Peux-tu nous raconter ce qui t’a fait passer du coté vert de la vie ?
Mon passage vers le coté vert de la force est lié à la conjonction de plusieurs facteurs.
Le premier est clairement la volonté d’avoir un impact positif au travers de mon activité professionnelle. Adieu donc au monde de la finance et de la banque … et des gros chèques en fin de mois !
Le deuxième est le rapport aux choses. En passant d’un mode d’« acheteur » où tout bien ne représente qu’une transaction monétaire, à un mode de « contributeur » où l’achat est un engagement et un vote.
Oui je sais, ca devient philosophique ! Mais c’est vraiment sain et épanouissant de s’intéresser aux choses que l’on acquière, aux femmes et hommes qui y sont à l’origine et de s’impliquer. Elles en prennent une toute autre valeur, une toute autre dimension, et ca, c’est très agréable. On se sent également moins mouton, on fait des choix, on ne subit pas juste la machine du rendement à tout prix, on réfléchit aux choses et on décide ou non de les soutenir.

Quel a été ton premier geste ?
Moins acheter ! Le questionnement de l’achat est probablement à la source … « est-ce que j’en ai vraiment besoin ? ». Cette question a dérivé sur « quel plaisir j’en tire vraiment », à « mais c’est quoi exactement ce machin ? De quoi est-ce qu’il est composé ? Comment et où est-il fait ?», puis à « je n’achèterai que si je cautionne ».

Etre Ecobo c’est aussi vivre avec son temps, et assumer ses contradictions ! De quelle chose / habitude que tu as et dont tu sais qu’elle n’est pas écobo ne pourrais-tu pas te passer ? Une mauvaise habitude de pollueur?
Non, non, non ! Je ne suis pas parfaite et le rappelle souvent !
Ma plus mauvaise habitude c’est la cigarette. Seulement 5 par jours au max ! Mais j’en suis un peu honteuse.

Etre Ecobo c’est tenter de nouvelles choses, pas forcément couronnées de succès. As-tu déjà connu des fiascos écobo ? Accepterais-tu de nous les raconter ?
Je n’ai pas en tête de fiasco particulier. Par contre je pense que l’erreur que j’ai commise au début c’est de vouloir m’attaquer à tous les fronts en même temps. Et la …
c’est le drame ! Revoir son mode de vie d’un seul coup ce n’est pas possible! En tous les cas pas pour moi.
J’ai donc révisé ma copie et ai commencé par les produits d’entretiens, pour passer aux déchets, aux transports, à la nourriture, et mon prochain : l’habillement ! Le but est donc de défricher les gros postes de consommation un à un, en gérant les exceptions, hi-fi ou canapé, au cas par cas.

Est ce que devenir écobo a compliqué ta vie ?
Comme tout changement le début était un peu déroutant car on doit remettre en cause ses mauvaises habitudes. Mais je pense qu’être écobo a rendu ma vie plus belle ! Mes actes ont plus de sens car réfléchis et convaincus, j’ai une conscience plus claire et affirmée, et je me sens plus intégrée dans le tissu local.

Tu es seul dans ton défi ou ta moitié s’y met aussi ?
Ma moitié partage, il est très tourné bio. C’est d’ailleurs lui qui m’a acheté mon premier dentifrice bio… je ne savais même pas que cela existait.

Quel serait le changement radical le plus fou que tu souhaiterai faire mais que tu n’oses / peux pas ?
Pas de radicalisme chez Sophie !
Juste une volonté de faire évoluer les choses dans le sens du respect des hommes et de l’environnement, l’un ne va pas sens l’autre.

Enfin comment as-tu connu écobo ?
Par Blandine avec laquelle je travaillais !!! Trop facile comme question.

Merci Sophie pour ta spontanéité ! A bientôt sur ces pages pour partager ton expérience d’AMAPeuse ? (AMAPienne ? AMAPiste ?)

La bio-nutrition selon Bjorg

Mercredi soir, suite à un bon plan déniché par Sophie, je me suis retrouvée à participer aux Ateliers Bjorg sur la Bio-Nutrition.
Nous voici donc dans la cuisine de la galerie Fraich’Attitude pour tout savoir sur la nutrition Bio selon Bjorg.

J’avais peur d’une rencontre “promo” mais il n’en fut rien.
La première partie consistait en une table ronde avec une nutritionniste pour discuter des bienfaits de l’alimentation bio.
Ainsi au delà de l’intérêt environnemental à manger bio (pas d’intrants chimiques, rotation des cultures etc) il y a aussi un intérêt nutritionnel évident. C’est ce dont il a été majoritairement question.
Ainsi nous avons appris:
- Quels ingrédients sont interdits dans les compositions de plats industriels bio: certains colorants par exemple, les matières grasse hydrogénées aussi
- Que le vert foncé d’un légume témoignait de la présence de magnésium
- Que l’autocuiseur était une catastrophe nutritionnelle rapport aux vitamines
- Que la viande bio avait plus de matière sèche, donc plus de nutriments, que la non-bio
- Que TOUT se mange dans le poireau
- Que l’Huile de Palme sert avant tout à une meilleure conservation des aliments
- Que les huiles fragiles et la farine se gardent au réfrigérateur, les unes pour les qualités nutritionnelles et l’autre pour éviter les charançons
- Que le sucre complet contient aussi des minéraux

Globalement un échange intéressant avec la nutritionniste. Même si Sophie et moi étions les plus écobo de la table mais il n’en reste pas moins que l’échange était instructif, du moins l’heure et demi qu’il a duré est passée bien vite !!!
S’en est suivi un mini atelier de cuisine ludique à base de produits de la marque. Évidemment comme toute cuisine bio et saine qui se respecte, nous avons mangé des graines. So cliché ! Mais très bon !!!

En bonne écobogeek qui se respecte j’ai dégainé l’iPhone pour quelques clichés de l’instant. Jugez par vous même de la mine réjouie de Sophie.

Enfin nous sommes reparties avec un plein panier de bons et bio-produits à cuisiner à la maison. Et j’ai surtout découvert la pâte d’amandes à tartiner, et je suis à deux doigts de considérer cette découverte comme une mauvaise nouvelle, tellement c’est bon….

Les parisiens, je vous conseille ces ateliers, à la fois Ecobo, gratuits et sympa !

L’effet “envoyé spécial”

Les “gens qui aiment” Ecobo sur Facebook l’ont su avant la diffusion (la magie de l’iPhone), je suis passée dans un reportage d’Envoyé Spécial, diffusé jeudi dernier.
Ce reportage filmé en octobre 2009 aurait du être diffusé en janvier 2010, puis déprogrammé et enfin diffusé jeudi dernier. Je ne l’ai moi-même su par la journaliste que le jeudi après-midi…

Certains l’auront donc peut-être vu, et les autres vous pouvez le voir ici. Le reportage traite de l’eau en bouteille et est très intéressant (et me conforte dans ma décision d’avoir quitté le monde des plastifiants chimiques…) vu les questions qu’il soulève.
Mon intervention avait à l’origine pour but d’étayer le propos de l’importance du recyclage: en bonne écobo je consomme au maximum de l’eau du robinet SAUF dans des cas précis (sport, biberons, voyages) où j’achète de l’eau en bouteille. En revanche je recycle mes déchets.
L’intervention ayant été montée différemment j’ai eu plusieurs remarques sur l’incohérence de mon propos, voilà pourquoi je rectifie. Je suis écobo, et ne renonce pas au confort du monde moderne, mais j’essaye de minimiser mon impact.
Et dixit la journaliste “j’assume mes contradictions”, même si elles n’en sont pas vraiment !

En revanche ce qui est “amusant” c’est de voir l’impact que cette émission a eu sur mon entourage. Les commerçants du marché m’en parlent, ma voisine qui ne rate rien m’en a parlé, mes anciens collègues (de la Chemical Company) m’ont envoyé un message… Rigolo.

Ce qui est moins drôle c’est de se voir telle que j’étais il y a un an. Étrange de ne pas se reconnaitre mais gratifiant au regard du chemin parcouru.

Après les 2min du JT, ces 2 min là, il me reste encore 11 min sur mon crédit Wharol de célébrité !

En novembre qu’est ce qu’on mange ?

Oh je suis en retard sur mes menus de saison pour Novembre !!! Ceci dit c’était déjà le cas l’an dernier…
La météo maussade et les journées dans le noir donnent envie de plats réconfortants. Pour preuve le menu du week-end dernier: pot au feu et châtaignes grillées… (et aussi un ananas “français” mais bon…)
Ha la châtaigne. La seule bonne nouvelle du mois !
Si j’avais encore mon panier bio je vous dirai volontiers ce qu’il contient mais je ne suis plus très assidue depuis la rentrée.

Fruits : châtaigne, coing, datte, kaki, kiwi, noix, poire, pomme, raisin.
Légumes : betterave, blette (ou bette), brocolis, carotte, céleri branche, céleri-rave, chou, chou de Bruxelles, chou rouge, chou-fleur, courges (courge, citrouille, potiron, potimarron…), crosne, endive, épinard, navet, panais, poireau, pomme de terre (de conservation), radis rose, salsifi, topinambour
Salades : laitue, mâche, salade chicorée
Champignons: plein
Aromates : échalote, oignon

A nous les soupes !

Mon iPhone Vintage*

Un jour récemment mon téléphone a eu un accident de course à pied et s’en est trouvé un peu abimé. Si peu. Suffisamment pour me faire envisager un renouvellement mais pas assez pour le justifier. Et puis il fonctionnait encore alors à quoi bon ?
Et surtout j’avais envie d’un iPhone en bonne bobo qui se respecte, et un iPhone c’est cher et ce n’est pas très très écobo à en croire Greenpeace (ceci dit Apple est “moins pire” que LG). J’ai donc rangé mon idée dans un coin de ma tête, en attendant des jours meilleurs.

Et ce même jour de résignation, en rentrant chez moi, emballé dans un ruban rose, m’attendait sur ma table de salon un iPhone rien que moi. Même que c’était un cadeau qui tombait à pic, même qu’il est vintage celui-ci. Même que c’est un cadeau comme un troc, de la part de professionnels du sujet. Comment refuser ?
C’est de la seconde main, c’est un objet plein de sens, c’est donc 100% Ecobo !

Je vous rassure mon LG qui fonctionne encore va retrouver le marché de la seconde vie, et va emmener avec lui 2 autres terminaux qui dorment dans les fonds de tiroir.

Mais bon maintenant j’en appelle à vous ! Qu’est ce que je lui mets comme application Ecobo à mon nouveau joujou vintage (en plus de celles dont j’avais déjà parlé ici)?

* oui ce n’est pas un oxymore !!