“Ma” forteresse

Il y a quelques temps je vous racontais ici qu’un jour j’ai passé le cap et suis devenue coéditrice d’un bureau d’enfant trop chouette youpi canon.
Je suis ravie de vous informer que le bureau est désormais coédité et va être proposé à la vente ! Yeah !
Je devrai aussi toucher des royalties au passage, mais soyons réalistes au prorata de mon investissement je ne deviendrai pas riche. Mais peu importe car là n’était pas mon but !
Prochaine coédition: une jolie étagère pour afficher ses vinyls, ou alors carrément un bout du rainbow warrior. Ou les deux ?

En ce moment au Japon…

J’ai longtemps hésité à écrire puis publier cet article.
Depuis 10 jours je suis sous le choc de ce que vit le Japon.
Depuis 10 jours je suis bouchée bée devant les images que nous rapportent ces aventuriers de l’information.
Depuis 10 jours je ne sais qu’en penser. Et je m’interroge. Ce sont ces interrogations que j’ai hésité à publier ici.

Bien sur je suis une écobo, un peu écolo à ses heures, cette part de moi-même est évidemment consternée et inquiète de la situation écologique sur ce bout d’île. Inquiète aussi pour la menace planétaire que cela représente.

Mais l’écobo que je suis n’est pas foncièrement contre le nucléaire, s’il n’est pas une panacée il est cependant une réponse à un premier problème écologique, à savoir les émissions de CO2 et le dérèglement climatique que cela engendre. Mais à long terme qu’en penser ? Quel héritage pour nos enfants que ces déchets qui mettront plusieurs milliers d’années pour réduire seulement de moitié. (Demie vie de l’Uranium: 704 000 000 ans).
Et puis cette frénésie énergétique, j’y participe aussi à mon échelle, elle assure mon confort. Je serai bien mal placée pour la juger.

Mais quand même, je ne peux m’empêcher de penser que l’arrogance humaine a atteint là ses limites. Il y a 25 ans déjà l’homme a joué à se faire peur et a perdu. Et voilà qu’en 2011 il recommence. Jamais deux sans trois pour enfin tirer les leçons des expériences passées ?
Je ne sais pas, je m’interroge, et j’ai mal à l’humanité. Mal pour ces gens coincés sur leur ile, et qui ont tout perdu. Mal pour ces générations à venir qui hériteront de nos poubelles. Mal pour ces gens qui peupleront les services d’oncologie des hôpitaux dans quelques temps.
Comme dans toute industrie, tout procédé, il existe un risque. C’est même un métier que de l’estimer et de le prévoir. Mais visiblement l’imprévisible est arrivé.

Alors comme beaucoup je vais avoir du mal à être sereine ces prochains temps face à cette source d’énergie dont nous dépendons tous. Et continuer d’essayer de réduire mon bilan carbone, parce qu’on ne peut pas être sur tous les fronts, et parce que j’estime que c’est au dela de la notion de croyance en ce qui me concerne, c’est de l’ordre du devoir.

Pour ma Zoulette et pour les autres.

Ma feuille d’eau

Il y a 6 mois je crânais avec ma bouteille d’eau de bobo designée par Starck.
Force est de constater qu’aujourd’hui je me la raconte moins…

Non seulement elle ne tenait pas debout seule, mais visiblement elle ne passait pas non plus au lave-vaisselle.

Maintenant je vais être obligée de me trouver une nouvelle jolie trendy bouteille pour m’accompagner à la salle de sport !

Débranche, débranche, débranche tout… Revenons à nous*

Dans la lignée des black out programmés, voici maintenant la journée où on déconnecte.

Pendant 24 heures du vendredi soir au samedi soir, on se déconnecte vraiment de tout l’informatique, un peu comme un sabbath pour les geek. Cela commence vendredi soir 4 mars jusqu’au samedi 5 mars. L’initiative vient d’un groupe de militants outre Atlantique et ne semble que peu crédible ni fédératrice. Le groupe Facebook ne regroupe que 10 membres à l’heure où j’écris ces lignes.

Au delà de l’engagement c’est le principe qui fait réfléchir. Serai-je capable de me déconnecter du monde virtuel pendant 24 heures ? J’en doute. En fait non je suis convaincue que non. Déjà pas mal addict, mon iPhone vintage n’a fait que renforcer ma dépendance. Alors non 24 heures sans technologie, c’est impossible.
24 heures sans emails, sans mon forum de copines, sans check-in, sans Facebook… je pourrai le faire, mais ce serait moins drôle. Si ?
En revanche 24h sans être joignable ni sans pouvoir appeler voilà le défi !

Et puis samedi je vais chez le coiffeur, que pourrai-je bien faire en attendant si ce n’est jouer avec mon téléphone ? Lire ? Pourquoi pas en voilà peut-être une idée amusante !

*Ce titre devrait résonner un bon moment dans la tête des trentenaires qui me lisent… c’est cadeau !

Tous connectés

Un très joli spot du WWF pour un message simple: nous sommes tous connectés.

WWF – We Are All Connected from Troublemakers.tv on Vimeo.

Quand notre planète bleue tourne au violet, un jour ou l’autre c’est tous ensemble que nous allons asphyxier.

Geek et responsable

Depuis quelques temps il est souvent question de GreenIT en mon quotidien, surtout professionnel.
Attachée depuis longtemps au recyclage des produits que l’on consomme je me suis penchée sur celui des produits électronique.

On a tous chez nous un vieux téléphone portable, un iPod de première génération, un lecteur DVD à la ramasse ou même un vieux réveil qui ne fonctionne plus très bien. Ces mêmes objets dont on ne sait que faire et qui s’accumulent ça et là dans la maison. (Toute ressemblance avec des personnes ayant réellement existé ne serait pas nécessairement fortuite)

Quand on sait que l’impact environnemental des produits informatiques est majoritairement lié à leur fabrication (energie grise et émission de CO2 associées), on se dit que changer d’iTruc tous les ans n’est décidément pas responsable.
L’idéal serait de les garder ad vitam eternam, mais c’est sans compter le principe de l’obsolescence programmée. (D’ailleurs mardi dernier était diffusé un reportage sur Arte sur le sujet que je vous invite à visionner si vous l’avez raté)
Quoi de plus sournois que ce principe de consommation poussée à l’extrême, qui vise à limiter volontairement la durée de vie des appareils… pour en vendre plus et plus souvent. En effet qui ne s’est jamais trouvé confronté à un appareil qui du jour au lendemain cesse de fonctionner pour une raison inconnue ? Frustrant non et tellement absurde.

Alors quand son iTruc est vraiment mort, et qu’on se doive d’en changer (parce qu’on est devenu addict) que fait-on de l’ancien ? ON LE RECYCLE !!!
La fin de vie est un enjeu majeur du cycle de vie des produits, d’une part parce qu’on peut remettre à neuf le matériel et le donner à ceux qui en ont besoin, et qu’on peut de toutes façons récupérer des matières pour leur donner une seconde vie.
Mais comme le système est pervers, souvent les produits partent par contenairs entiers jusqu’au Ghana où ils attendent de se transformer en compost loin de nos regards. D’où l’importance de recycler “proprement”.
En France il existe pas mal de structures responsables et gérées intelligemment. Pour en avoir visité quelques unes autour de chez moi, je pense aux Ateliers Sans Frontières ou ECODAIR, je me dis qu’une autre consommation est possible.

Alors évidemment à l’échelle du particulier c’est assez compliqué de savoir ce qui se cache derrière le bac de récupération des DEEE chez Darty/FNAC & co, mais déjà apporter son produit chez Darty/FNAC & co c’est un bon début. Et l’user jusqu’à la moelle avant c’est toujours mieux.

Personnellement j’ai donné mon téléphone vert à une amie (dont je ne sais pas si elle s’en sert) et ai récupéré un iPhone vintage, j’utilise toujours mon iPod nano en parallèle, et surfe depuis un portable devenu fixe à cause d’une batterie en rade. Je suis certes entourée de gadgets de geek mais j’essaye de les rendre les plus écobo possible, et de leur offrir une fin de vie digne de ce nom.

Et vous ? Y pensez vous ?

Les Ecocups*, ou comment concilier rock’n'roll et écobo

*Non cette fois il n’est pas question de trucs de filles en cup… n’ayez crainte !

Les gens qui me connaissent dans la vraie vie savent que je suis une fille qui aime traîner dans les concerts et festivals de rock en tout genre.
Et ceux qui ont déjà mis les pieds dans une salle de concert, en plein air ou pas, ont remarqué que le développement durable n’y a guère sa place: tout est jetable et en plastique. Notamment au niveau des gobelets destinés à tenir compagnie au spectateur pendant la première partie.

Et puis depuis quelques temps déjà on voit fleurir des Ecocups, ces gobelets ont envahi les festivals l’été dernier et se retrouvent désormais dans les salles de concert “traditionnelle”.
En polypropylène ils sont proposés contre une caution de 1€, caution rendue en fin de concert une fois le gobelet rapporté au bar.
Oui mais voilà ces gobelet sont tellement rock’n'roll qu’on est tentés de les garder. Du moins je parle pour moi. Et c’est là que ça se corse.

Du coup l’effet pervers est que finalement un gobelet de concert reste un gobelet de concert en ce qui me concerne (oooh la belle allitération en con), et est finalement à usage unique le temps de la manifestation (si tant est que je ne boive qu’une seule bière mais là n’est pas la question). Et comme je ne peux pas ne pas le ramener chez moi, je me retrouve avec un gobelet en plastique en plus à demeure….

Pas très éco-responsable tout ça finalement. Parce que même si le gobelet n’est au final pas jeté, il doit tout de même être remplacé par un autre pour le concert suivant.
D’autant que je suis loin d’être la seule à avoir commencé cette nouvelle collection… Petit à petit je découvre que ces éco-cups prennent leur place dans les foyers étudiants, bobo et même suisses de mon entourage.

Mais c’est Zoulette qui est ravie de boire dans des verres rock’n'roll et c’est sa maman qui aime !

Indignez vous !! par Stéphane Hessel

Récemment, soit 3 mois après tout le monde entendons nous bien, j’ai lu le petit livre de Stéphane Hessel “Indignez vous”. Il m’a attiré l’oeil alors que j’avais les bras chargés de musique. Je l’ai pris un peu pour faire comme tout le monde, et aussi pour avoir mon propre avis de bobo sur ce petit bouquin dont tout le monde a parlé.

“Indignez vous” c’est un bouquin de 30 Pages.
30 petites pages de rien du tout, vendues 3€ dans toutes les librairies.
30 petites pages de rien mais qui remuent beaucoup.
30 petites pages qui une fois refermées m’ont donné envie de faire la révolution.
30 petites pages pleines d’énergie qui remettent les idées en place.

L’auteur, 92 ans, ancien résistant, il a également contribué à la rédaction de la déclaration universelle des droits de l’homme. Un homme de rien ou presque.
Ce monsieur prend la plume à la fin de sa vie pour motiver les générations actives, nous, à s’indigner.

Bien évidemment il est beaucoup question dans cette lettre de l’engagement en résistance du monsieur. En effet. Difficile de lui en vouloir, si nous avions eu 30 ans pendant la seconde guerre et que nous nous étions ainsi engagés cela nous aurait aussi marqué j’imagine. Et surtout pour lui, “le motif de base de la Résistance, c’est l’indignation”

Ce que je retiens surtout c’est son message, à chaque époque son combat, et à chacune l’urgence de s’indigner.
Certes nos générations ont été épargnées par la guerre (du moins dans nos contrées) mais pour autant les raisons de s’indigner ne manquent pas.
Personnellement j’ai choisi mon combat, celui de la planète, mais j’aurai pu en choisir un autre, il en existe tellement !
Et pourtant que faisons nous, moi y compris ? Nous nous engageons mollement, quand nous le faisons, mais bien souvent nous nous contentons de maugréer.

Or ce petit bouquin de rien, est là comme un taquet sur le haut du crâne que nous mettrai notre grand-père. Une petite mise au clair dans notre tête d’égoïste.
“Hey toi la génération active. Cesse donc de râler et bouge toi ! Ce ne sont pas les raisons qui manquent pourtant. Alors qu’attends-tu pour le faire ?”
C’est vrai. Qu’attendons nous ?

Et de conclure par “à tout ceux et celles qui feront le XXIème siècle nous disons avec notre affection: “Créer c’est résister. Résister c’est créer.”

A bon entendeur…

Les 5 préceptes d’”Indignez vous” par l’Express.

Mes renoncements

Je parle souvent, même essentiellement, de mes engagements pour un monde plus bio. Mais force est de constater que tout n’a pas été suivi dans la durée.
Notamment en ce qui concerne le panier de légumes hebdomadaires bio et de saison.

Avant septembre, je prenais mon panier chaque jeudi soir, en rentrant de chez la nourrice de Zoulette. C’était devenu un rituel. Le jeudi nous allions chercher les “kudumes” au “gamazin”.
Et en septembre Zoulette est rentrée à l’école. Et mon trajet du soir a changé. Il passe désormais bien loin du marchand de kudumes bio. Et de ce fait je ne le prends plus.

Chaque minute de la soirée d’une maman est chronométrée et je reconnais ne pas avoir fait l’effort de caser ces 30 mins hebdos dans la course du soir. C’est moche mais c’est ainsi. Certes je pourrai aussi aller le chercher plus tard le samedi par exemple. Mais parfois dans ce cas les salades sont fanées, les produits moins frais.
Bref c’est loin d’être optimal. Et puis le samedi matin j’ai un autre rituel, celui du marché et du café en tête à tête avec mon Sushi.

Alors pour “compenser” j’achète aussi bio que je peux, et à défaut des produits de saison sous la halle du marché, qui lui est à 110mètres de chez moi (d’après Foursquare).

Dans Ecobo il y a bobo, et dans bobo je découvre qu’il y a aussi faignant… Mais comme dirait une certaine journaliste, Blandine assume ses contradictions !

Le jour où je suis devenue co-éditrice

Depuis longtemps ma time-line Facebook me vante les mérites de la co-édition de meubles en bois design de l’Edito. Depuis longtemps je me dis qu’il faut que j’en parle sur Ecobo. Et depuis longtemps j’y pense et puis j’oublie…
Et puis récemment, je reçois un mail pour promouvoir les Happy Hours de l’Edito et je prends le temps de me pencher sur le concept. Et nous y voilà !

L’Edito qu’est ce que c’est ? C’est une entreprise de meubles en bois, sur mesure, en édition limitée et co-édités.
La coédition c’est ni plus ni moins le même principe que MyMajorCompany mais au lieu de produire des Grégoire ils produisent des meubles design.
A travers la Coédition, concept original de L’Edito, chaque internaute peut investir la somme de son choix (dans une fourchette de 3,33 € à 200 €) afin de permettre au projet d’être prototypé, testé, édité puis vendu. Une fois le projet financé, le coéditeur bénéficie d’une remise de 20% sur le prix de vente, d’un meuble numéroté s’il l’achète, et de royalties sur chaque vente, au prorata de son investissement.

Et pourquoi est-ce Ecobo ? Pour plein de raisons !
La première c’est que les meubles sont éco-designés, exigence du cahier des charges remis aux designers souhaitant présenter un projet, c’est à dire qu’ils doivent être conçus pour générer le moins de chute de bois possible, utiliser le moins de vis etc.
Les bois ensuite sont issus de forêts européennes, gérées durablement, à l’exception du muirapiranga, pour lequel aucun contrôle n’est possible.
Enfin et c’est important les meubles sont produits en France, ce qui est assez rare pour être signalé.

Alors évidemment les meubles ainsi produits ont un coût. Le coût de l’originalité, du design et du made in France. Certes. Je n’en suis pour ma part pas au point d’acheter un meuble, mais de soutenir la création, et plus spécifiquement le projet Forteresse pour lequel j’ai dégainé la CB.
Pourquoi ce projet ? Parce que je le trouve fun, qu’il est quasiment financé à moitié, et aussi parce que si j’avais la place, les moyens et un enfant ayant besoin d’un bureau, je crois que j’aimerai le lui offrir. Certes cela fait beaucoup de si…

Si la forteresse est un jour éditée promis je vous tiendrai au courant !