De l’impact de mes passions dans mon Bilan Carbone
Il y a quelques temps j’ai réalisé mon “bilan carbone” personnel et force est de constater qu’il ne prend pas en compte un aspect majeur de ma vie. Rien que ça. Mon addiction à la musique live.
Avec minimum deux concerts par mois je ne peux pas écarter ce pendant de ma vie dans le bilan carbone. Or comment chiffrer son impact ?
Exercice délicat. J’ai fouillé à droite à gauche sur Internet, et mis à part Tryo, aucun groupe ne s’est penché sur le bilan carbone de ses concerts. (Si vous avez des infos sur le sujet, je suis curieuse d’en savoir plus !)
Pourtant un concert c’est quoi:
- d’abord et avant tout des spectateurs qui font de la route pour se rendre sur le lieu. Pour ma part ce sont principalement des trajets en transports en commun ou en vélib. Rarement en voiture. A priori c’est de loin le poste le plus impactant, du moins chez Tryo et dans le cadre d’une tournée.
Ouf habiter Paris et jouer les snobs sauve donc mon empreinte carbone.
- de la musique amplifiée. Même si j’ai tendance à préférer des lieux intimistes, nécessitant moins de puissance sonore par définition, il m’arrive d’aller dans des Zénith pour des concerts de rock de pendu (private Joke).
Et force est de constater que les grosses guitares qui font du bruit, et les basses bien sonores, c’est ma came. Même si du coup ça impacte plus que de la guitare folk ou du concert symphonique, tout deux aussi plaisants à mes oreilles.
- des flyers à la pelle. Je les prends consciencieusement, par respect pour ma vie passée. Mais bon ils finissent dans les 5min à la poubelle… sauf quelques uns que je garde pour ma veille, et que je jette le lendemain, mais en les ayant triés !
- de la bière dans des gobelets plastiques. Qui génèrent d’autres déchets…
Trop peu de salles proposent les Ecocups plutôt présentes en festivals.
- et des bouchons d’oreille dans des petits sachets à usages unique. Hyperacousie quand tu nous tiens. Si ça c’est pas rock’n'roll…
Et hop encore des déchets.
- enfin un concert ça veut aussi dire un CD bien souvent en amont. Cette petite boite de polycarbonate, qui se recycle depuis peu, mais que je garde amoureusement.
La musique dématérialisée c’est mieux, mais tellement moins sexy qu’une pochette et un livret de CD.
Pas glorieux tout ça, mais s’il y a bien un poste de mon Bilan Carbone que je ne suis pas prête à sacrifier, c’est celui là !
Et si la solution était d’aller voir des groupes qui se recyclent, dans un bar de Pigalle, petite salle, petite ambiance et musiciens rodés. Tiens, on me signale que c’est le programme du jour… ça tombe bien !
Crédit Photo: Yarol Poupaud – FFF – Solidays 2007. par Le Hiboo.
[edit] je sais désormais de source sure que Radiohead et Pearl Jam ont aussi fait leur bilan carbone.




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