En ce moment au Japon…

J’ai longtemps hésité à écrire puis publier cet article.
Depuis 10 jours je suis sous le choc de ce que vit le Japon.
Depuis 10 jours je suis bouchée bée devant les images que nous rapportent ces aventuriers de l’information.
Depuis 10 jours je ne sais qu’en penser. Et je m’interroge. Ce sont ces interrogations que j’ai hésité à publier ici.

Bien sur je suis une écobo, un peu écolo à ses heures, cette part de moi-même est évidemment consternée et inquiète de la situation écologique sur ce bout d’île. Inquiète aussi pour la menace planétaire que cela représente.

Mais l’écobo que je suis n’est pas foncièrement contre le nucléaire, s’il n’est pas une panacée il est cependant une réponse à un premier problème écologique, à savoir les émissions de CO2 et le dérèglement climatique que cela engendre. Mais à long terme qu’en penser ? Quel héritage pour nos enfants que ces déchets qui mettront plusieurs milliers d’années pour réduire seulement de moitié. (Demie vie de l’Uranium: 704 000 000 ans).
Et puis cette frénésie énergétique, j’y participe aussi à mon échelle, elle assure mon confort. Je serai bien mal placée pour la juger.

Mais quand même, je ne peux m’empêcher de penser que l’arrogance humaine a atteint là ses limites. Il y a 25 ans déjà l’homme a joué à se faire peur et a perdu. Et voilà qu’en 2011 il recommence. Jamais deux sans trois pour enfin tirer les leçons des expériences passées ?
Je ne sais pas, je m’interroge, et j’ai mal à l’humanité. Mal pour ces gens coincés sur leur ile, et qui ont tout perdu. Mal pour ces générations à venir qui hériteront de nos poubelles. Mal pour ces gens qui peupleront les services d’oncologie des hôpitaux dans quelques temps.
Comme dans toute industrie, tout procédé, il existe un risque. C’est même un métier que de l’estimer et de le prévoir. Mais visiblement l’imprévisible est arrivé.

Alors comme beaucoup je vais avoir du mal à être sereine ces prochains temps face à cette source d’énergie dont nous dépendons tous. Et continuer d’essayer de réduire mon bilan carbone, parce qu’on ne peut pas être sur tous les fronts, et parce que j’estime que c’est au dela de la notion de croyance en ce qui me concerne, c’est de l’ordre du devoir.

Pour ma Zoulette et pour les autres.

Comments are closed.