Vis ma vie de composteur urbain par Mélanie et Manu

P1080720Aujourd’hui sur Ecobo un article de la part de membres de la communauté Facebook: Emmanuel et Mélanie, jeunes urbains qui ont sauté le pas et compostent leur déchets sur leur balcon.
Voici leur expérience:

Le recyclage à tous les niveaux

Jusqu’ici, nous recyclions le verre, le papier, le plastique, le métal… Dans notre appart bruxellois, il ne restait plus qu’à recycler les déchets organiques. Mais comment faire avec une micro-terrasse de centre ville? Tout simplement en pratiquant le lombricompostage!

Dans un lombricomposteur (que l’on peut soit acheter, soit faire soi-même) une armée de vers de terre se fait une joie de transformer en permanence nos déchets organiques en engrais (terreau + engrais liquide).
A chaque repas, nous mettons de côté épluchures, marc de café/thé, coquilles d’œuf… et notre volume de poubelle a fondu.P1080725

Tout est très bien expliqué sur ce site: Vers La Terre
En petit résumé, il s’agit de créer un écosystème dans une boite (en bois, plastique ou tout autre chose). On dépose alors les vers (achetés ou récupérés dans un vieux compost comme nous l’avons fait) sur un fond de litière (du terreau ou tout autre substrat ; dans notre composteur se trouvait une litière de fibre de coco). Puis tout doucement, on commence à apporter de la matière organique au fur et à mesure que la population s’agrandit.

P1080726Au final, en quelques mois, on récupère un magnifique terreau idéal pour les plantes, ainsi que de l’engrais liquide qui s’écoule par un robinet situé sous le composteur. Pour récupérer le terreau c’est facile ! Comme il y a en fait 3 étages, les vers migrent vers le plateau supérieur qui contient les déchets les plus frais. Sinon on retourne le tas sur une bâche, puis on gratte la surface, les verts fuyant la lumière vont se concentrer au centre.
Le terreau est complètement sain. Il peut être manipulé avec les mains ; il n’y a aucune odeur, moisissure, déchet…
C’est de la terre. C’est comme les monticules de terre des vers que l’on trouve dans l’herbe après une pluie.

Vous devez vous dire, que ça doit sentir drôlement mauvais cette histoire. En fait il n’en est rien. Le principe étant que les vers digèrent la nourriture apportée avant que celle-ci ne commence à pourrir. Concrètement, le composteur pourrait trouver sa place en intérieur, mais je n’irai pas jusque là. Un petit balcon, une cave… sont parfaits.
Certaines mairies encouragent cette démarche en aidant à l’achat/fabrication du lombricomposteur. Et pensez aussi, que si vous n’avez pas de micro-balcon et que vous ne voulez pas le mettre à l’intérieur, il y a toujours moyen de le proposer à la copropriété!

Nous avons payé le notre 150€ – 25€ de prime par la mairie. Mais il est possible de se le faire soit même en bois. Il existe pas mal de plans dispos sur le net.
Si vous voulez un retour d’expérience, n’hésitez pas. Nous hébergeons des vers de terre depuis février 2009

Merci à vous deux d’avoir partagé votre expérience ! Si d’autres Ecobo veulent partager une de leur expérience n’hésitez pas à m’envoyer un petit mail !

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