Je compense, tu compenses…

Quoiqu’en disent certains, l’effet de serre est une réalité écologique contre laquelle il faut agir dès maintenant.
Agir contre l’effet de serre c’est limiter les emissions en CO2. Plus facile à dire qu’à faire surtout dans une société comme la notre.
Difficile en effet de ne plus se déplacer en voiture ou en avion, difficile encore de se passer d’électricité ou de biens industriels de consommation. Bref, il en faut de l’abnégation pour être écolo dans ces conditions !
Pourtant 47% des émissions de CO2 sont le fruit des ménages français.

Action Carbone propose de mesurer ses propres emissions de CO2 et se rendre compte que nos actions quotidiennes ont un impact plutôt flippant sur l’avenir de notre planète…
Et pour en limiter les impacts, Action Carbone propose de compenser ses émissions de CO2 par le financement de projets qui participent à la diminution de l’effet de serre. Cela s’appelle la “compensation volontaire”.

Bien sur en tant qu’écobo je ne peux que soutenir ce genre d’actions, mais au final je ne sais pas quoi en penser…
Quitte à financer des projets j’avoue que mes préférences vont vers les plus “concrets” d’entre-eux. Ainsi je pense être une bonne cible pour Action Carbone.
Mais d’un autre coté cette action déculpabilisante me gêne. Il ne faut pas seulement compenser les émissions de CO2 par des projets moins polluants mais il faut agir pour les diminuer !
C’est plus l’intitulé de l’action elle-même qui me gêne car à mon avis on ne participe pas à ce genre d’actions pour se déculpabiliser mais pour faire avancer les choses.

Grace au site j’apprend qu’un aller-retour Paris-Rome en avion se compense à hauteur de 14.65€ en soutien à un projet d’Action Carbone. Alors promis, même si j’essaye au maximum de privilégier le train, la prochaine fois que l’avion s’impose, je compenserai.

3 Responses to “Je compense, tu compenses…”

  1. seb  on October 19th, 2006

    "Compenser", c’était le thème d’un article du HS de Courrier International sur le réchauffement de la planète.
    On cherche à assumer différemment notre boulimie d’énergie. Et c’est un moindre mal, bien sûr! Mais la conclusion qui s’imposait était de toute évidence que la meilleure solution restait de se mettre au régime, i.e de changer nos habitudes et de revenir à des consommations raisonnées.
    De toutes façons, y’a un moment où on pourra plus faire semblant. Un exemple au hasard (enfin pas tout à fait) : aujourd’hui, la Chine c’est 20 millions de voitures, dans 20 ans c’est 300 millions !
    Et on est tous embarqués sur le même radeau…

  2. Blandine  on October 20th, 2006

    @ Seb: pas sur le même radeau… mais bien la même galère !

  3. Seb  on October 20th, 2006

    Oui mais la galère est robuste alors que le radeau prend l’eau.